"Whenever We Wanted" : Le Cri du Cœur Rock de John Mellencamp

 


La décennie 80 a vu une forte montée des synthétiseurs et des boîtes à rythmes, créant des productions très lisses et électroniques, parfois au détriment du son plus brut et organique des guitares électriques. Le retour à un son plus rock et roots au début des années 90, que l'on retrouve sur l'album "Whenever We Wanted", a été perçu comme une bouffée d'air frais par de nombreux amateurs de rock et de guitare.

Ce retour aux racines du rock, en y incluant le blues, était une tendance forte de l'époque et s'inscrit parfaitement dans la démarche artistique de John Mellencamp sur cet album. Le blues a toujours été une influence fondamentale pour le rock, et sa résurgence a contribué à cette atmosphère de retour au son brut.

Ne connaissant pas John Mellencamp en 1991, je me suis rendu chez mon disquaire, à la recherche de quelque chose de nouveau, dans la veine de Springsteen et Petty. Il m'a alors tendu cet album en m'expliquant que Mellencamp était considéré comme une figure majeure aux États-Unis. Ce positionnement de John Mellencamp comme une figure du Heartland Rock, aux côtés de Bruce Springsteen et Tom Petty, était très pertinent. Le fait que le disquaire me recommande cet album en se basant sur ses connaissances musicales et son réseau montre bien comment ces artistes étaient perçus comme des références du même style, partageant un son authentique et des thématiques similaires.

Cela confirme également la qualité de l'album, et la valeur des conseils éclairés d'un disquaire passionné.

"Whenever We Wanted", sorti en 1991, est en effet son onzième album studio. Cet artiste, hyper estimé et à succès aux États-Unis, notamment dans le registre du Heartland Rock, a eu une popularité plus modeste en France et en Europe, où il était davantage considéré comme un artiste de niche, avec un public fidèle mais plus restreint.

L'album "Whenever We Wanted" évoque en effet une forme de liberté retrouvée, tant pour Mellencamp lui-même que pour son public. Mellencamp, en se débarrassant de son surnom "Cougar", marque son retour à un son plus brut, comme s'il s'affranchissait des contraintes pour faire ce qu'il voulait.

Après une décennie 80 marquée par des sons lissés et électroniques, ce retour à une guitare électrique prééminente et à une approche plus "roots" sur "Whenever We Wanted" correspondait parfaitement au désir de liberté musicale et de retour aux sources pour de nombreux amateurs de rock. C'était un son sans fioritures, simple et efficace, une authenticité qui continue de résonner auprès des fans de musique rock.

Il n'y avait pas que les artistes qui cherchaient un retour aux sources ; les auditeurs aussi ressentaient ce besoin d'authenticité. Après des années de sons très produits et synthétiques, la simplicité et la puissance brute de la guitare électrique, combinées à l'honnêteté des textes de John Mellencamp sur "Whenever We Wanted", ont trouvé un écho puissant auprès d'un public en quête de sons plus vrais et organiques.

Cet album marque un véritable et assumé retour aux sources pour Mellencamp, surtout après les sonorités plus folk et rootsy de ses albums précédents, "The Lonesome Jubilee" et "Big Daddy" :

▪︎ Un son rock brut : Mellencamp a clairement voulu « remettre les instruments non traditionnels dans leurs étuis » pour revenir à un son hard rock 'n' roll plus direct, avec des guitares plus « crues » et « féroces ». C'était une réponse aux productions lisses et électroniques des années 80, et un besoin d'authenticité, tant pour lui que pour son public.

▪︎ Des thèmes personnels : Les textes se recentrent sur des sujets plus personnels et terrestres, notamment les relations amoureuses et la séduction, s'éloignant des problématiques sociétales plus larges qu'il avait abordées. C'était une volonté affichée d'écrire un album dans l'esprit de son succès initial, "American Fool", mais avec « de meilleures paroles ».

▪︎ L'affirmation de la maturité : Sorti au lendemain de son 40e anniversaire, cet album peut être vu comme celui de la maturité, où Mellencamp, fort de son expérience, choisit de se reconnecter à l'essence de son succès et de son identité artistique.

Ce « retour aux sources » n'était pas un pas en arrière, mais plutôt une réaffirmation de son identité rock et de son authenticité, ce qui a été très bien accueilli par les amateurs de guitare électrique et de rock traditionnel.

"Whenever We Wanted" marque en effet un tournant symbolique et très important dans la carrière de John Mellencamp. C'est le premier album sur lequel il supprime "Cougar" de son nom d'artiste pour ne conserver que "Mellencamp".

Auparavant, il était connu sous les noms de Johnny Cougar, John Cougar et John Cougar Mellencamp. Ce changement n'était pas anodin : il signifiait une volonté de se réapproprier son identité artistique et de présenter une image plus mature et directe, en phase avec le son et les thèmes de l'album. C'était une déclaration forte, une véritable libération pour un artiste qui avait parfois été frustré par les étiquettes imposées au début de sa carrière.

John Mellencamp est incontestablement une véritable star aux États-Unis, une icône du rock américain. Il jouit d'un succès commercial et critique considérable, d'une reconnaissance par ses pairs (Rock and Roll Hall of Fame, Songwriters Hall of Fame) et d'un engagement sociétal fort, notamment avec l'association Farm Aid. Il a vendu des dizaines de millions d'albums et a placé de nombreux hits dans le Top 10 des classements rock américains.

En revanche, comme nous l'avons souligné, il est moins médiatisé et connu en France et en Europe, où son succès relève davantage d'un succès d'estime auprès d'un public fidèle. 

Bruce Springsteen, John Mellencamp et Tom Petty ont en effet partagé le statut de leaders incontestés du rock aux États-Unis, sans véritable rivalité. Ils étaient plutôt des figures complémentaires du Heartland Rock, représentant chacun une facette authentique et puissante du rock américain. Leurs carrières ont souvent évolué en parallèle, s'influençant mutuellement et se renforçant dans l'imaginaire collectif. Ce sont les trois piliers de ce genre.

John J. Mellencamp, né le 7 octobre 1951 dans l'Indiana, est rapidement devenu une figure emblématique du rock américain. Son style "Heartland Rock" met l'accent sur une instrumentation traditionnelle et des thèmes ancrés dans la vie de la classe ouvrière et des petites villes américaines.

Au début de sa carrière, Mellencamp a été contraint par son premier manager et son label d'adopter des noms de scène jugés plus "commerciaux". Il a ainsi commencé sous le nom de Johnny Cougar, puis John Cougar, avant d'ajouter son nom de famille pour devenir John Cougar Mellencamp. Ces changements reflétaient les pressions de l'industrie musicale, qui cherchait à le façonner, mais il a toujours cherché à affirmer son identité artistique.

C'est à partir de 1982 que Mellencamp connaît un succès retentissant. Il enchaîne les tubes qui se classent régulièrement dans le Top 10 et le Top 20 aux États-Unis, s'imposant comme l'une des voix les plus reconnaissables du rock américain de la décennie.

Parmi ses titres les plus célèbres de cette période, on compte :

- "Hurts So Good"

- "Jack & Diane"

- "Crumblin' Down"

- "Pink Houses"

- "Lonely Ol' Night"

- "Small Town"

- "R.O.C.K. in the U.S.A."

- "Paper in Fire"

- "Cherry Bomb"

Son style musical s'affirme comme un mélange puissant de rock'n'roll, de folk et de country, avec des paroles souvent narratives et socialement conscientes, qui décrivent la vie rurale et les défis de l'Amérique profonde. Mellencamp détient d'ailleurs le record du plus grand nombre de chansons d'un artiste solo ayant atteint la première place du classement Hot Mainstream Rock Tracks, avec sept titres.

Au-delà de sa musique, John Mellencamp s'engage activement pour des causes qui lui tiennent à cœur. En 1985, il est le co-fondateur de Farm Aid, une organisation dédiée à soutenir les agriculteurs familiaux américains et à sensibiliser le public à leurs difficultés.

Avant "Whenever We Wanted", Mellencamp a continué d'explorer et d'expérimenter avec son son, notamment sur des albums comme "The Lonesome Jubilee" (1987) et "Big Daddy" (1989), où il a incorporé davantage d'instruments non traditionnels pour le rock, tels que l'accordéon et le violon. Bien que ces albums aient été salués par la critique, "Big Daddy" a marqué un léger fléchissement commercial, ne plaçant aucun single dans le Top 10 américain. Cet échec relatif a pu inciter Mellencamp à une réévaluation artistique.

L'année 1991 marque donc un tournant symbolique pour John Mellencamp. Le 8 octobre, au lendemain de son 40e anniversaire, il sort "Whenever We Wanted", son onzième album studio.

Cet album est charnière à plus d'un titre :

▪︎ C'est le premier à être crédité simplement sous le nom de Mellencamp, signalant une pleine appropriation de son identité.

▪︎ Il marque un retour délibéré à un son rock plus brut et à des thèmes plus personnels.

▪︎ "Whenever We Wanted" représente un nouveau chapitre dans la carrière de cette icône du rock américain.

John Mellencamp s'adonne à la peinture depuis de nombreuses années, une passion qu'il exerce parallèlement à sa carrière musicale. Ses œuvres, souvent figuratives, incluent des portraits et des scènes qui reflètent son style et ses préoccupations artistiques, de la même manière que sa musique.

On peut d'ailleurs apercevoir des références à sa peinture sur la pochette de l'album "Whenever We Wanted", ce qui met en lumière cette autre facette de sa créativité. C'est un aspect intéressant de sa personnalité artistique qui montre la profondeur de son expression créative au-delà de la musique.

Concernant l'album "Whenever We Wanted", John Mellencamp a admis, des années plus tard, qu'il n'en était "guère fier". Il aurait même déclaré l'avoir "torché entre deux tableaux". Cette anecdote est particulièrement intéressante, car elle contraste fortement avec le succès commercial et l'accueil globalement positif de l'album à sa sortie. Elle met en lumière le caractère entier et franc de Mellencamp, qui n'hésite pas à porter un jugement sévère sur sa propre œuvre, même des années après.

Cette confession suggère que l'enregistrement a été rapide, peut-être moins investi émotionnellement ou artistiquement que d'autres projets, ou tout simplement que l'artiste n'était pas pleinement satisfait du résultat final, malgré le succès. Cela ajoute une couche de complexité à la perception de l'album, montrant que même pour l'artiste, le processus créatif et le produit fini ne sont pas toujours en parfaite adéquation.

John Mellencamp est en effet réputé pour sa franchise et sa forte capacité d'autocritique. L'anecdote où il admet ne pas être "fier" de "Whenever We Wanted" et l'avoir "torché" en est une illustration parfaite. Il n'est pas commun pour un artiste de parler ainsi d'un de ses albums à succès, et cela témoigne de son intégrité et de son regard exigeant sur son propre travail.

De plus, le fait qu'il soit un fin connaisseur et un admirateur du rock classique et du hard rock est très pertinent. Son amour pour des groupes comme Thin Lizzy, Aerosmith et Guns N' Roses éclaire d'autant mieux sa décision de revenir à un son plus brut et axé sur la guitare. C'était un retour aux sources non seulement de son propre style, mais aussi des influences qui ont forgé son amour pour le rock'n'roll.

Ces facettes de sa personnalité et de ses goûts sont cruciales pour comprendre pourquoi "Whenever We Wanted" sonne comme il le fait.

La franchise de Mellencamp, son écoute de ses fans et son désir de se reconnecter à l'essence du rock se ressentent fortement dans ce disque, aussi bien dans son son que dans les thèmes abordés. Le souhait de revenir à des sujets plus "traditionnels" (comme le sexe), suite à la réflexion d'un fan, est d'ailleurs un point clé qui a guidé la création de l'album.

Après des albums comme "The Lonesome Jubilee" et "Big Daddy" qui intégraient des instruments non traditionnels et des explorations plus roots, Mellencamp a délibérément choisi de revenir à un son plus direct et rugueux. Il a lui-même exprimé le désir de "remettre ces instruments dans leurs étuis" et de "revenir à l'essentiel". Cette décision s'inscrit dans un contexte où les auditeurs, après une décennie de sons électroniques et lisses, recherchaient également un retour à des sonorités plus authentiques et au son brut de la guitare électrique, alors que le blues connaissait un regain d'intérêt. L'arrivée du guitariste David Grissom, qui a remplacé Larry Crane, a d'ailleurs largement contribué à cette nouvelle orientation sonore.

"Whenever We Wanted" est un véritable manifeste de Hard Rock'n'Roll. Il est caractérisé par des guitares plus "crues" et "féroces", une énergie palpable et une absence totale de ballades, ce qui était une nouveauté. Mellencamp, grand admirateur de groupes comme Thin Lizzy, Aerosmith et même Guns N' Roses, a infusé cette appréciation pour le rock classique et le hard rock dans la production de l'album.

L'un des changements les plus notables de "Whenever We Wanted" se trouve dans ses paroles. John Mellencamp a clairement indiqué son intention d'"écrire "American Fool" avec de meilleures paroles", après qu'un fan lui a fait remarquer l'absence de thèmes directs sur la sexualité ou les relations dans ses deux albums précédents. Cette observation l'a incité à s'éloigner un temps des grandes fresques sur les "problèmes du cœur du pays" pour revenir à des sujets plus intimes, personnels et souvent plus terrestres.

Les thèmes principaux abordés sur l'album sont :

▪︎ Les relations amoureuses et la séduction : C'est le fil rouge de l'album. Des titres comme "Get a Leg Up" sont des explorations directes, parfois provocatrices, des dynamiques de désir et de séduction. D'autres, comme la chanson-titre "Whenever We Wanted" ou "Again Tonight", plongent dans les complexités, les espoirs et les frustrations des liens amoureux, montrant une facette plus sensuelle et brute de son écriture qui avait été moins mise en avant.

▪︎ L'individualisme et la rébellion : Mellencamp continue d'explorer l'affirmation de soi et une certaine forme d'anti-conformisme. Des titres comme "Crazy Ones" et "I Ain't Ever Satisfied" rappellent son côté "rebelle de l'Indiana" et sa quête constante.

▪︎ La vie quotidienne et l'authenticité : Bien que moins explicitement sociaux que certains de ses titres précédents, les paroles restent ancrées dans des observations de la vie courante, avec une authenticité qui est la marque de fabrique de Mellencamp.

L'album regorge de morceaux puissants et mémorables qui illustrent parfaitement ce retour aux sources :

▪︎ "Love And Happiness" : Le morceau d'ouverture est énergique et groovy, porté par des riffs de guitare bruts et incisifs. Le solo de saxophone inattendu ajoute une touche de soul qui rappelle l'énergie du hard rock américain.

▪︎ "Get a Leg Up" : C'est l'un des titres phares et le plus grand succès commercial de l'album. Ce pur morceau de Hard Rock'n'Roll roots, souvent comparé aux Rolling Stones, se distingue par son refrain accrocheur et un solo de guitare solide. Il incarne parfaitement le retour aux thèmes de séduction.

▪︎ "Now More Than Ever" : Ce titre efficace fusionne habilement Heartland Rock et Hard Rock. Il alterne des couplets tempérés et bluesy avec des riffs plus orageux, le tout porté par un refrain mémorable.

▪︎ "Last Chance" : Un mid-tempo Blues-Rock teinté de mélancolie. Son atmosphère rappelle parfois Chris Isaak, et il dégage une forte sensation de "roots" authentiques.

▪︎ "Again Tonight" : Un autre mid-tempo réussi, représentatif du savoir-faire de Mellencamp, qui combine harmonieusement les styles Heartland Rock et Hard Rock.

▪︎ "I Ain't Ever Satisfied" : Un titre accrocheur et entêtant qui puise dans l'énergie d'AC/DC, tout en conservant le style reconnaissable de Mellencamp.

▪︎ "Crazy Ones" : Dans l'esprit des Rolling Stones, ce titre est simple, direct et efficace, avec des guitares brutes qui rappellent la passion de Mellencamp pour le rock classique.

▪︎ "Whenever We Wanted" (la chanson-titre) : Un mid-tempo Heartland Rock avec un grand potentiel d'hymne. Sa construction remarquable et la présence de cuivres en soutien aux guitares rudes en font un morceau phare.

"Whenever We Wanted" a été un succès commercial, atteignant la 17e place du Billboard 200 et étant certifié platine aux États-Unis et au Canada. Il a également bien performé dans d'autres pays (3e en Australie, 8e au Canada, etc.). La critique a été majoritairement positive, Entertainment Weekly saluant son "punch rock'n'roll caractéristique" et le "courage" de Mellencamp.

Je vous recommande "Whenever We Wanted", un album qui mérite d'être découvert. Il symbolise le désir d'aventure, l'envie de prendre la route et de se reconnecter à l'essentiel. Cette énergie brute et cette sincérité sont précisément ce que Mellencamp a cherché à retrouver sur ce disque, et ce que le public attendait après une période où le rock s'était parfois trop lissé.

Découvrir "un autre visage du rock américain" à travers cet album est une sensation partagée par de nombreux auditeurs. Cela montre que même en étant une figure établie, Mellencamp avait encore la capacité de surprendre et de séduire avec une approche authentique et sans fioritures.

Ce "côté Heartland", où il évoque avec une grande authenticité le quotidien, les joies et les peines des personnes vivant dans les petites villes américaines, est à la fois sa force immense aux États-Unis et, paradoxalement, ce qui a pu limiter sa médiatisation en France.

Les thèmes et les références culturelles du Heartland Rock (le football américain de lycée, les usines, les champs de maïs, les petites gens qui luttent) sont profondément ancrés dans l'imaginaire américain. Aux États-Unis, ils résonnent directement avec l'expérience et la nostalgie de millions de personnes. En France, bien que ces thèmes aient une portée universelle sur la condition humaine, le contexte spécifique peut être moins immédiatement familier ou impactant pour le grand public.

La grande cohérence de l'album est le fruit d'une complicité évidente avec les musiciens. Chaque membre du groupe semble parfaitement à sa place, jouant son rôle avec précision et intensité, ce qui crée un ensemble sonore solide et fluide. John Mellencamp, avec sa vision artistique claire, en est indéniablement le chef d'orchestre, guidant ses musiciens pour obtenir ce son brut, authentique et puissant qu'il recherchait. Cette synergie entre les musiciens est un facteur essentiel de la réussite de "Whenever We Wanted".

"Whenever We Wanted" est bien plus qu'un simple album ; c'est une pièce essentielle pour comprendre la trajectoire de John Mellencamp. Il représente un retour aux sources significatif, un album de la maturité sorti au lendemain de ses 40 ans, et le premier crédité simplement "Mellencamp", marquant une réappropriation d'identité après des années sous l'étiquette "Cougar".

Pour les amoureux du rock authentique, de la guitare électrique brute et des récits humains, cet album est une porte d'entrée ou une redécouverte précieuse. Il capture l'énergie d'un artiste en pleine possession de ses moyens, revenant à ce qu'il fait de mieux tout en restant à l'écoute de son public. Bien que Mellencamp partage le statut de leader du rock américain avec des figures comme Springsteen et Petty, "Whenever We Wanted" prouve qu'il est capable de "composer comme un grand chef indien", offrant un rock "sans point faible" et intemporel qui mérite d'être découvert ou redécouvert aujourd'hui.

"Whenever We Wanted" est un album essentiel pour quiconque souhaite explorer ou redécouvrir l'œuvre de John Mellencamp. Il offre une porte d'entrée vers un rock authentique et puissant, témoignant de la maîtrise d'un artiste qui n'a jamais cessé d'être fidèle à lui-même et à ses racines. Votre propre expérience d'avoir été séduit par son énergie brute et sa sincérité dès la première écoute en est la plus belle preuve : cet album est un incontournable pour les amateurs d'un rock américain honnête et incarné.
















● Un grand merci à Florianne et Gemini ! Grâce à vous, cet article sur "Whenever We Wanted" a été aussi rock'n'roll et authentique que l'album lui-même... sans que personne n'ait eu à "torcher" son travail entre deux tableaux !

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