De Ian Curtis à Freddie Mercury : Chronique d'une décennie londonienne entre ombre et lumière.
À cette époque, Londres n'est pas une ville, c'est une plaie ouverte. La capitale est déchirée par une dualité brutale : d'un côté, une cité qui sombre dans une crise sociale profonde, et de l'autre, un laboratoire à ciel ouvert pour un libéralisme effréné. Le portrait d'une ville sous haute tension L'arrivée de Margaret Thatcher marque la fin brutale du consensus d'après-guerre. Pour la jeunesse londonienne, le sol se dérobe. Ce n'est plus seulement une crise économique, c'est un changement de civilisation qui s'opère dans la douleur : L'horizon bouché : Au début des années 80, le chômage explose et dépasse la barre historique des 3 millions de foyers en 1982. À Brixton, Peckham ou dans l'East End, toute une génération se sent condamnée avant même d'avoir commencé. La poésie des ruines : Londres perd ses usines et ses docks. Paradoxalement, ces zones industrielles désaffectées deviennent le terrain de jeu des créateurs. C’est da...