Blues in My Bottle : Récits de Vie, de Vices et de Destin.
Pour comprendre l'authenticité et la profondeur du Texas Blues, et plus particulièrement l'art de Lightnin' Hopkins, il faut d'abord respirer la poussière du terreau social de l'époque. Le blues n'y était pas un divertissement, mais une nécessité vitale de survie. Un quotidien de labeur et de terre Au tournant du siècle, le Texas est un monde de contrastes violents. Si Houston et Dallas commencent à s'étendre, le cœur du Blues bat dans la ruralité la plus crue : Le régime du métayage : La majorité de la population noire vit sous le joug du sharecropping. Dans les champs de coton ou les scieries, les conditions de travail sont souvent une extension à peine déguisée de l'esclavage. L'écho des plantations : C'est dans ce labeur harassant que les work songs et les cris de champs commencent à se transformer en ce que nous connaissons aujourd'hui. L'ombre des lois Jim Crow Le Texas, marqué par son passé confédéré, impose une ségrégation i...